Les GAFAM, la cinquième puissance économique mondiale

18 juillet 2019

Google, Amazon, Facebook, Apple et Microsoft surfent sur une santé financière insolente. Ce club des 5 représente une puissance économique équivalente à celle des plus grands pays.

Des machines à générer de la richesse

Au sein d’Apple, un employé produit 18 fois plus de richesse qu’un salarié du pays champion du monde en ce domaine : le Luxembourg. En terme de valorisation boursière, les GAFAM (2 858 Milliards de dollars) occuperait la cinquième place dans le classement des 23 plus grandes économies du monde, derrière les États-Unis, la Chine, Le Japon, l’Allemagne mais devant le Royaume-Uni, l’Inde et la France.

Comparaison du PIB par habitant de pays européen et du chiffre d’affaires par salarié des GAFAM

Cette richesse si elle est le fruit d’une politique d’optimisation fiscale très critiquée, provient surtout des investissement colossaux en matière de R&D (Recherche et développement).

79 milliards consacré à la R&D

Le chiffre est absolument incroyable, mais c’est bien près de 79 milliards d’investissement qui est consacré à la R&D au sein du club des 5. C’est à peine moins que les économies française (50 milliards) et britannique (39 milliards) réunies.

Espace, santé, intelligence artificielle (IA), véhicule autonome, interface Homme/Machine, … sont quelques uns des grands domaines des GAFAM. Ainsi Google investi massivement dans les recherches sur le Cancer, sur l’ADN, sur la maladie de Parkinson et même sur l’utilisation des machines pour repousser la mort. Amazon de son côté réfléchi à des entrepôts volants ou subaquatique. Membre des NATU (Netflix, Air BnB, Tesla et Uber), Elon Musk lance en parallèle de sa conquête de l’espace, d’important travaux de recherches dans les implants cérébraux pour augmenter nos capacités intellectuelles.

Ils veulent dicter leur vision du futur de l’homme

La journaliste Christine Kerdellant, dans son livre « Dans la Google du loup » chez Plon fait le constat d’un monde en pleine mutation avec des acteurs tellement riches qu’ils veulent dicter le futur de l’homme et de l’univers. Elle dresse le portrait d’un présent où Google considère la vie privée comme une anomalie et la surveillance comme un désagrément inévitable avant de nous confronter aux risques encourus face aux grands projets de ces géants. Elle se pose la question de savoir qui les arrêtera et si on peut encore les arrêter.

De quoi faire peur !