« The marvelous Mrs Maisel », quand une ménagère ne ménage personne !

3 août 2019

Comme chaque 1er samedi du mois, les séries TV sont au rendez-vous. Ce mois-ci nous vous invitons à découvrir « The marvelous Mrs Maisel ».

Toujours parfaite d’élégance, Myriam « Midge » Maisel a tout de la parfaite femme au foyer américaine des années 50. Elle élève ses enfants, s’occupe de son foyer et soutient son mari, un homme d’affaire qui rêve de devenir une vedette du stand-up mais qui hélas pour lui ne fait rire personne. Midge sous ses airs de jeune fille discrète de riche famille juive est juste un rien bavarde. Alors quand son mari, frustré par un énième échec décide de quitter sa femme pour sa secrétaire, Midge entre en scène et se lâche ivre morte sur les planches du Gaslight Café. Derrière le micro … Elle vide son sac … et fait un malheur.

Elle se moque des hommes, de sa famille, jure, montre ses seins et parle de sexe

C’est la fin des années 50, cette période paternaliste et phallocrate. Celle où les femmes doivent porter gants et chapeaux pour sortir. Celle où la moindre mise en pli ratée devient un drame. Cette période qui donne l’impression que l’on entend la parole des femmes mais qu’on ne les écoutent pas. Cette époque ou certains mots sont encore tabous dans le société et encore plus dans la bouche d’une femme. La scène devient un exutoire pour Midge Maisel, femme trompée et délaissée. Elle se moque d’elle même, des hommes, de sa famille juive, jure et va même jusqu’à montrer ses seins à une assistance ébahie. Ce qui lui vaudra un passage en cellule et un procès pour indécence. Rocambolesque !

Une plongée dans le Greenwich village des années 50 et inspirée d’une véritable histoire

Virevoltante, cette comédie récompensée par 2 Golden Globes a été créée par Amy Sherman-Palladino. Elle nous plonge dans l’histoire du stand-up féminin (les pionnières en furent Joan Rivers et Phyllis Diller) et dans le Greenwich Village au début des années 50. On découvre les coulisses des clubs underground (comme le Gaslight) où se produisirent Bob Dylan, Charles Mingus ou Bill Cosby. On a un regard attendri sur ces lieux de vacances des familles aisées (Camp Steiner dans la saison 2) où même en villégiature, il ne saurait être question de se débarrasser des codes sociaux et de sa garde robe apprêtée.

Parfaitement mis en scène, , les 2 premières saisons de « The marvelous Mrs Maisel » sont accompagnées d’une BO où se côtoient Paul Anka, Louis Armstrong, Barbara Streisand ou encore Peggy Lee

Optimisme et dynamisme

Non Mrs Maisel ne va pas conquérir les planches en trois épisodes. Il va y avoir des échecs, des moqueries à l’égard de ceux déjà en place qui vont lui coûter cher. Elle va trébucher, tomber, se relever, affronter le regard de sa famille, de ses proches et trouver dans chaque épreuve une force qui au fil des épisodes va révéler la femme battante qui est en elle.

Derrière ce personnage attachant et drôle se trouve Rachel Brosnahan, actrice parfaite de malice et de candeur. Elle impulse au fil des épisodes énergie et dynamisme à l’héroïne de la série. Pour ce rôle, elle a obtenue en 2018 le Golden Globe de la meilleure actrice.

Les deux premières saisons sont disponibles sur Amazon prime et on attend avec impatience la saison 3.