L’intelligence artificielle n’existe pas !

2 octobre 2019

Les machines les plus évoluées n’ont pas grand-chose à voir avec l’intelligence. Il existe même des arguments convaincants qui remettent en cause l’idée même d’intelligence artificielle.

Des premières recherches jusqu’à la victoire aux échecs

Ce que l’on désigne comme intelligence artificielle n’est pas un phénomène nouveau. Les premières apparaissent en 1956, date à laquelle on a commencé à modéliser un neurone. On estime alors que l’on pourra modéliser un réseau de neurones qui fonctionnera comme le cerveau humain. Cela n’a pas fonctionné. Les scientifiques se sont ensuite attaqués à la compréhension du langage naturel, un domaine encore aujourd’hui très complexe. Les résultats ne furent pas au rendez-vous.

Il a fallu attendre les années 90, et la puissance de calcul des ordinateurs pour que les scientifiques remettent à la mode les réseaux de neurones avec le Machine Learning.

Grâce à des modèles basés sur les données, ils ont pu bâtir des programmes reproduisant des schémas basés sur des milliers d’exemples passés.  C’est ainsi qu’en 1997, le champion d’échec Kasparov est battu pour la première fois par une machine.

La puissance de calcul des ordinateurs a pu venir à bout des 10 puissance 50 coups possibles aux échecs. Il a suffi à la machine de trouver le bon chemin à partir d’une position pour gagner. Succès médiatique pour la machine mais qui n’a rien à voir avec l’IA.

L’IA : des ratés et des limites

Les voitures autonomes sont déjà sur nos routes et c’est sans doute une bonne nouvelle. Mais elles sont soumises à quelques limites. Ainsi, ce piéton qui transportait un panneau stop sur le trottoir a pris en défaut les calculateurs d’un véhicule autonome. Celui-ci s’arrêtait sans cesse à chaque fois que les processeurs de son cerveau électronique détectaient le panneau.

Certes les ingénieurs ont sans doute corrigé le problème, mais à quel prix. Le cerveau humain n’aurait eu besoin d’aucune mise à jour pour se comporter avec intelligence.

D’autres exemples existent. Tay, le bot Twitter conçu en 2016 par Microsoft est devenu en quelques heures l’un des comptes les plus racistes et misogynes du réseau social. Des utilisateurs mal intentionnés et des données de bases biaisées ont abouti à ce robot plutôt bien énervé.

L’IA pas très Green Planet

Pour battre le champion du monde Go, un jeu bien plus complexe que les échecs, il a fallu construire une machine ultra puissante baptisé Deep Mind. 1 200 processeurs entre autres ont consommé plus de 400 kWh. C’est juste 20 000 fois plus qu’un cerveau humain qui ne consomme que 20 kW.

Certes Deep Mind est puissant, mais il ne sait rien faire d’autre de ses 400 kWh que jouer aux échecs. Alors que le cerveau humain sait faire des millions d’autres choses … Enfin pas pour tous c’est vrai !

Dans le même ordre d’idée, il faut à un ordinateur des centaines de milliers de photos pour reconnaître à près de 98 % un objet ou un animal (un chat par exemple) alors qu’il suffira à un enfant de voir 2 chats pour les reconnaître à vie avec 100 % de réussite.

L’IA, de l’intelligence artificielle à l’intelligence augmentée

Luc Julia, le créateur de Siri, n’aime pas le terme d’intelligence artificielle et force est de reconnaître qu’il a raison. Les systèmes basés sur les données et les algorithmes ne font que des choix purement logiques et n’ont aucune conscience. Ils dépendent des données et des règles mises en place par leurs concepteurs.

Ces systèmes augmentent nos capacités, nous permettent de mieux faire, plus rapidement et plus facilement mais l’IA n’est pas magique. C’est l’homme qui la conçoit, qui décide et qui In Fine contrôle. A la différence de l’homme qui est moyen en tout, la machine est experte en 1 seul domaine (Jeu de Go, échecs, conduite autonome) et c’est bien là sa plus grande limite.

Surtout, la machine ne sait pas s’adapter au futur. L’homme s’adapte quasi naturellement, alors que la machine aura besoin de mise à jour ou deviendra tellement dépassée que la mise au rebut s’imposera. L’IA n’invente pas et ne travaille qu’avec les données chargées dans ses mémoires sans perception de l’évolution de son écosystème.

Enfin, la machine peut également faire des erreurs lorsque les hommes qui écrivent ses algorithmes et lui transmettent des données en font.

Les mathématiques expliquent tous les choix des machines. Il n’est donc pas correct de parler d’intelligence. Sans conscience, les machines ne peuvent pas s’adapter aux situations futures. C’est leur limite et personnellement, je n’ai pas envie qu’elle la franchisse.